Thèse Rôle de la Dégradation des Réseaux Périneuronaux par la Microglie Activée dans le Cortex Rétrospénial dans la Douleur Neuropathique H/F - Doctorat.Gouv.Fr
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Les missions du poste
Établissement : Université Clermont Auvergne École doctorale : Sciences de la Vie, Santé, Agronomie, Environnement Laboratoire de recherche : NEURO-DOL Direction de la thèse : Fabien MARCHAND ORCID 0000000336206943 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-06-12T23:59:59 La douleur neuropathique touche environ 10 % de la population mondiale et, malgré des années de recherche reste encore difficile à traiter. Il a été récemment suggéré que la dégradation des réseaux périneuronaux (PNN) entourant les neurones, par la microglie activée au niveau de la moelle épinière jouerait un rôle crucial dans la douleur neuropathique. En outre, nous avons démontré que le cortex rétrosplénial (RSC) pourrait jouer un rôle important dans la douleur neuropathique (Barriere et al, 2019) et, surtout, que les PNN sont également dégradés par la microglie activée dans ce type de douleur. Cependant, le type de neurones (inhibiteurs ou excitateurs) et les conséquences de cette dégradation sur l'activité neuronale et la structure synaptique ne sont pas connus, tout comme l'effet de l'inhibition locale de la microglie dans le RSC sur la douleur neuropathique. Notre objectif est donc de mieux caractériser la dégradation des PNN, le type de neurones particulièrement affectés, ainsi que la phagocytose des synapses par la microglie dans le RSC dans un modèle de douleur neuropathique. Nous étudierons donc le type de neurones, leur structure synaptique ainsi que l'effet de l'inhibition de la microglie dans cette structure sur la dégradation des PNN, l'activité neuronale à l'aide de la photométrie par fibre optique in vivo, les comportements douloureux et les comorbidités associées dans un contexte de douleur neuropathique. Pour cela, nous utiliserons plusieurs approches allant des tests comportementaux à l'inhibition chimio-génétique de la microglie, la photométrie par fibre pour mesurer l'activité cellulaire et l'immunochimie/RNAscope. Ce projet devrait permettre de mieux comprendre le rôle des PNN et de la microglie au sein du RSC dans un contexte de douleur neuropathique.
Barrière D...., Marchand F. Structural and functional alteration in the retrosplenial cortex following neuropathic pain. Pain, 2019; 160:2241-2254
Malgré des années de recherche, la douleur neuropathique reste encore très difficile à traiter. En effet, les traitements actuels sont relativement peu efficaces et souvent associés à de nombreux effets indésirables. Ainsi une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques sous-tendant ce type de douleur pourrait permettre de proposer de nouvelles cibles/stratégies thérapeutiques. Nous avons identifié le cortex rétrosplénial comme un élément clef des changements de connectivité fonctionnelle cérébrale dans un modèle de douleur neuropathique à l'aide de l'IRM fonctionnel (Barriere et al, 2019). Ce phénomène était également associé à une activation gliale dans cette structure. De manière intéressante, il a été suggéré que la dégradation d'un composant de la matrice extracellulaire, les réseaux périneuronaux (PNN) entourant les neurones, par la microglie activée au niveau de la moelle épinière pourrait jouer un rôle crucial dans la douleur neuropathique. Enfin, des données préliminaires obtenues au sein du laboratoire suggèrent une telle dégradation des PNN par la microglie dans le cortex rétrosplénial. L'objectif de ce projet est de mieux comprendre le rôle et la fonction d'une structure cérébrale, le cortex rétrosplénial dans la douleur neuropathique et les comorbidités associées ainsi que celle de la dégradation des PNN par la microglie activée. utilisation de tests comportementaux de douleur, de dépression et de cognition
utilisation de vecteur viraux pour l'inhibition chémo-génétique de sous-type neuronaux et de la microglie
immunochimie/RNA-scope
Mesure de l'activité neuronale par la photométrie par fibre
Le profil recherché
Le candidat devra posséder un niveau master 2 ou équivalent. Il devra avoir au moins 12/20 de moyenne générale et classé dans la première partie de son master 2.
Des connaissances en neurosciences/pharmacologie sont indispensables.
Une expérience dans les techniques comportementales et/ou l'immunohistochimie seraient un plus.