Thèse Rôle du Métabolisme du Fer dans la Reprogrammation des Polynucléaires Neutrophiles au Cours des Pneumonies à Klebsiella Pneumoniae H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université Clermont Auvergne École doctorale : Sciences de la Vie, Santé, Agronomie, Environnement Laboratoire de recherche : Laboratoire Microorganismes : Génomes et Environnement Direction de la thèse : MARJOLAINE VAREILLE DELARBRE Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-06-20T23:59:59 Les pneumonies à Klebsiella pneumoniae représentent un enjeu majeur de santé publique, aggravé par l'émergence de souches multirésistantes aux antibiotiques. Leur sévérité dépend non seulement de la prolifération bactérienne mais aussi d'une réponse inflammatoire pulmonaire excessive. Les neutrophiles, premières cellules recrutées lors des infections pulmonaires, jouent un rôle clé dans la clairance bactérienne mais peuvent également contribuer aux lésions tissulaires lorsqu'ils sont excessivement activés.
Des travaux récents ont montré que l'entérobactine, principal sidérophore produit par K. pneumoniae, possède un rôle immunomodulateur dans l'épithélium pulmonaire.
Ce projet vise à déterminer comment l'entérobactine influence les fonctions effectrices et la reprogrammation immunométabolique des neutrophiles. Nous analyserons son impact sur la phagocytose bactérienne, la production de ROS et la formation de NET, puis étudierons si la captation du fer par ce sidérophore modifie le métabolisme et la polarisation des neutrophiles. Ces mécanismes seront ensuite évalués dans un modèle d'organoïdes pulmonaires humains co-cultivés avec des neutrophiles afin d'en mesurer l'effet sur l'intégrité de la barrière épithéliale pulmonaire.
Ce travail pourrait révéler de nouveaux mécanismes contrôlant l'inflammation pulmonaire et identifier des cibles d'immunomodulation complémentaires aux antibiotiques.
Les pneumonies bactériennes représentent un problème majeur de santé publique, notamment en raison de l'augmentation des infections causées par des bactéries opportunistes telles que Klebsiella pneumoniae, souvent associées à des résistances aux antibiotiques. Les polynucléaires neutrophiles constituent un élément central de la réponse immunitaire innée contre ces infections pulmonaires. Cependant, leur fonctionnement et leur reprogrammation métabolique au cours de l'infection restent encore imparfaitement compris. Parmi les facteurs impliqués, le métabolisme du fer joue un rôle essentiel dans les interactions hôte-pathogène, car il influence à la fois la croissance bactérienne et la réponse immunitaire. Dans ce contexte, l'étude du rôle du métabolisme du fer dans la modulation des neutrophiles au cours des pneumonies à Klebsiella pneumoniae constitue un enjeu scientifique important pour mieux comprendre les mécanismes de l'immunité anti-infectieuse et identifier de nouvelles pistes thérapeutiques.
Le profil recherché
Le candidat ou la candidate devra être titulaire d'un Master en biologie santé, microbiologie ou immunologie. Des connaissances en interactions hôte-pathogène et en immunologie seront particulièrement appréciées.
Une expérience pratique en techniques de laboratoire (culture bactérienne ou cellulaire, biologie moléculaire, immunologie ou cytométrie en flux) constituera un atout.
Le ou la candidat(e) devra faire preuve de rigueur scientifique, d'autonomie, d'esprit d'analyse et d'une capacité à travailler en équipe. De bonnes capacités de communication scientifique, à l'écrit comme à l'oral, notamment en anglais, seront également souhaitées.